Réédition : pourquoi ?

Lorsqu'un auteur confirmé décide de poursuivre sa route sans maison d'édition...

Avant toute chose, j'aimerais dire un énorme merci à tous ceux qui ont témoigné leur intérêt, leur soutien, ou les deux, depuis le début de l'aventure éditoriale de Rose Morte 🌹🥰 Après les nombreuses épreuves traversées, mais surtout après les années de silence quasi-total dans lequel je m'étais retranchée, il est difficile de décrire combien votre réactivité m’a touchée lorsque j'ai annoncé, sur Facebook, la réédition de ces ouvrages.

Bon. Revenons-en à nos moutons. Pourquoi une réédition ? Pour répondre à cela, le plus indiqué semble de commencer par la fin, ou plutôt par « une » fin. Celle de la publication de Rose Morte chez Bragelonne-Milady, qu’ils ont annulé début septembre 2018. J'ai tardé à l'annoncer, car avant de communiquer là-dessus, je voulais impérativement avoir récupéré les droits sur ma saga. Ce fut chose... début juin 2019. Ceci explique donc cela.

Entre temps, j’ai reçu des propositions de réédition, émanant de maisons d'édition. Propositions que j’ai déclinées. Disons qu’après une décennie dans le monde littéraire et éditorial, je suis parvenue à un bilan suffisamment défavorable pour n'avoir pas vu l’intérêt de rempiler. Deux jours durant, j’ai essayé de synthétiser ledit bilan en un paragraphe qui ne soit ni trop long, ni trop à charge, ni trop pesant. Je n’ai pas réussi. Sûrement car il n’y a pas assez d’éléments positifs pour dresser ne serait-ce qu’un portrait nuancé. Le mieux que je parvins à produire fut ce résumé ultra-condensé, formulé à la hache :

Quitte à être un auteur sans visibilité ni promo, sans soutien et sans ressources, sur qui repose toutefois tout le travail de com, autant reprendre intégralement les manettes.

Donc réédition de la saga il y aura bien, mais je m’en occupe moi-même ! Gros travail en perspective ! Dans les tuyaux, pêle-mêle : une version papier (probablement enrichie ) des 4 tomes précédemment publiés, ainsi qu’une version e-book de ces mêmes ouvrages.

Puis bien évidemment, la parution du tome 5, lui aussi décliné en ces deux formats.

Autour de l’univers de la saga et grâce à ma collaboration avec Jordan Parrin, j’ai des projets de goodies qui végètent depuis… deux ans ? Deux ans et demi ? Depuis longtemps quoi. Or, désormais, je planche dessus ! J’ai encore une autre idée en-tête, mais ça reste à l’état d’ébauche. Il va falloir que je creuse pour tester la viabilité de la chose. Nous en reparlerons ultérieurement, si ça s’avère réalisable...


Je vais faire mon possible pour que les rééditions avancent rapidement. Ceci étant, je ne veux rien bâcler. Puis je dois toujours composer avec des aléas de santé. En somme, ce ne sera sûrement pas simple, sûrement tâtonnant au départ et ça ne me mènera peut-être pas bien loin… Mais de vous à moi, ça ne peut pas être pire. Alors : carpe diem !

Une nouvelle fois, un millier de mercis à tous ceux qui ont soutenus et soutiennent encore la saga. Sans vous, elle aurait déjà disparu. Aujourd’hui, vous avez plus que jamais son destin entre les mains 🌹


Pour une meilleure compréhension du monde éditorial, je vous invite chaudement à lire la tribune publiée par Maliki. Car, bien que mes ouvrages ne soient pas destinés à un public jeunesse, j'ai retrouvé mon parcours presque ligne pour ligne dans l'expérience éditoriale dont témoigne Maliki. Lisez, c'est édifiant

Extrait :

Certains me diront : « Ah mais c’est la sélection naturelle ça ! Si un roman ne trouve pas son public, c’est parce qu’il n’est pas bon. Le darwinisme s’applique aussi au monde impitoyable de l’édition. » Si seulement... Si seulement ce n’était qu’une question de qualité ! Là, ce serait une sentence que je pourrais entendre. Mais mes pauvres amis, la qualité d’une œuvre, c’est SECONDAIRE. Un gros éditeur sort des dizaines de titres par mois. Parfois plus. Sur cette pléthore de titres, il va décider de miser gros sur un ou deux auteurs sûrs ou prometteurs. Les autres ? Ils servent à gonfler la masse des faire-valoir. Ceux-là n’auront pas d’article dans la presse, n’iront pas sur des plateaux télé, n’auront pas un présentoir géant à l’entrée de tous les supermarchés. Parce qu’ils sont moins bons ? Non. Parce que personne, dans ce petit microcosme qui est pourtant venu les chercher, ne croit en eux. Je suis persuadée que si l’éditeur ne débourse pas un centime  pour faire connaître une œuvre, aussi magistrale soit-elle, s’il ne fait pas chauffer à blanc son service de presse avec les relations qui vont bien, et si le diffuseur n’a pas un intérêt quelconque à défendre ce titre, alors il ne décollera jamais. Il ne « trouvera pas son public », car ce n’est pas l’auteur, maintenu dans le noir, qui est en capacité de le trouver. Il ne contrôle aucun canal de diffusion et dans sa misère, n’a pas les moyens financiers pour ça. Comment une œuvre pourrait-elle trouver son public si personne n’en entend jamais parler ?
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  • Cynematics
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  • © 2009 Nigel Stanford
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